Didier Idjadi décrit une situation paradoxale à Téhéran : un régime fragilisé par les frappes israéliennes mais toujours capable de contrôler la rue. Les Bassidjis et les forces du régime se cachent désormais dans les écoles, sous les ponts ou même dans des taxis pour éviter d’être ciblés. Si la population ne se soulève pas encore, ce n’est pas par soutien au régime mais par peur et par stratégie : plusieurs figures de l’opposition, dont Reza Pahlavi, appellent à attendre que l’appareil sécuritaire soit davantage affaibli. En coulisses, l’opposition affirme préparer une transition politique, tandis que certains évoquent déjà l’action de commandos hostiles au régime à l’intérieur du pays.